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CANTAL-LIENS

 

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association de liaison pour la généalogie et l'histoire populaire du Cantal

...La généalogie autrement

 

 

1791, Quelques cas de soutien à nos prêtres cataliens

 

Le 6 novembre 1793 les municipalités furent instruites de procéder à la suppression du culte et pour y parvenir détruire ses symboles et atteindre ses ministres.
Dès 1791 les prêtres étaient tenus de rendre des comptes financiers à la République. Alors qu’il n’avait pas encore prêté serment le curé de Teissières les Bouliès doit présenter ses comptes pour l’année 1790 au directoire d’Aurillac. Il en ressort un excédent de 425 livres que le directoire qualifia « dû à la Nation » et retiendra sur le traitement du curé pour l’année en cours.

Après la dévastation des églises les prêtres furent chassés et le monde paysan se retrouvant en manque de cérémonies et fêtes on instaura des fêtes civiques et un nouveau culte «  à la Raisons » puis «  à l’Etre suprême »
L’invitation à vénérer la Raison puis l’Etre suprême n’eut que peu de succès. Dans les campagnes la première activité fut de cacher les prêtres réfractaires malgré la loi de 1793 qui promettait 6 ans « aux fers » pour les coupables.
Ces prêtres trouvaient asile et soutien dans bien des communes. Ils continuaient de célébrer les offices religieux dans les bois ou les maisons, parfois même dans celles des responsables communaux consentants !
Dans les environs de Mauriac l’abbé Faliol caché dans les gorges de l’Auze, se faisait ravitailler par le village et renseigner par les gendarmes de Mauriac et Pléaux sur les enfants à baptiser et les mourants à confesser …
A Boisset l’abbé Pierre Jalenques erra ainsi de retraite en retraite pendant 8 ans.