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CANTAL-LIENS

 

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association de liaison pour la généalogie et l'histoire populaire du Cantal

...La généalogie autrement

 

 

LAPPARRA maître orfèvre à Paris depuis 1893

157 rue du Temple (3éme)

Généalogie et origines cantaliennes d'Antoine LAPPARRA

 

Antoine LAPPARRA est né à Paris le 27.4.1857, 2 rue Baillif ( derrière la Banque de France, petite rue qui a disparu aujourd'hui dans laquelle il n'y avait pas moins de quatre hôtels côte à côte) ; dans le Bottin Didot, au n° 2 on trouve l'hôtel de Toulouse, probablement l'hôtel où étaient employés ses parents.

Il est le fils de Joseph LAPPARRA ( né 24.9.1815, Vic / Cère), garçon d'hôtel, ( puis maître d'hôtel  avant 1885 )
et de Marie Thérèse Eulalie GRAPIN ( née 6.4.1825 Sailly ), cuisinière ( puis sans profession en 1885 )

Il se marie à Paris 11 ème le 8.10.1907 avec Jeanne Marie WILLAERT, à l'age de 50 ans, sa femme n'en a que 33.

Le couple ne semble pas avoir eu d'enfants, ou du moins pas dans le 11 ème.

 

Antoine Lapparra a un frère aîné, Pierre Joseph, né à Paris en 1854 qui deviendra négociant commissionnaire et un frère cadet, Edouard, né à Paris en 1864 qui deviendra employé.

 

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A Vic/ Cère, on retrouve la naissance de son père Joseph Lapparra, fils de Pierre cultivateur et tisserand et Marie Teissiere ainsi que la naissance d'au moins quatre autres fils du couple.

Sur ces cinq fils, quatre sont montés à Paris et ont été embauchés comme garçon d'hôtel dans les différents hôtels de la rue Baillif. L'aîné, quant à lui, est resté à Vic / Cère et a repris le métier de tisserand.

Parmi les quatre enfants montés à Paris, le père d'Antoine est le seul à s'y être marié.
Les trois autres se sont mariés à Vic/ Cère. Deux seulement sont ensuite remontés à Paris avec leur épouse.
Certains de leurs enfants, nés à Vic/ Cère, tenteront à leur tour l'aventure à Paris. On en retrouve un par exemple, employé de commerce, qui se marie dans le 20 ème en 1893. Ses deux cousins parisiens, Antoine et Jean, sont ses témoins.
D'autres, au contraire, nés à Paris, se marieront à Vic et y finiront leur vie.

La maison historique LAPPARRA de Vic/ Cère, référencée sur Internet et dans le guide touristique publié par la ville, appartient aux descendants du 3ème fils de la famille, Jean.

 

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Parcours professionnel d'Antoine Lapparra et de son neveu, Henri

Le 3 novembre 1876,  Antoine Lapparra fait son service militaire, il est dit "comptable".
Il est engagé conditionnel d'un an au 20 ème bataillon de chasseurs alpins. Il est mis en disponibilité le 8 novembre 1877.
Il accomplira plusieurs périodes d'exercices jusqu'en 1895 où il passe dans la réserve. Il est définitivement libéré du service militaire le 3 novembre 1901.
En 1877, il habite toujours chez ses parents, rue Touillier, dans le 5 ème. Ensuite on le retrouve 12 rue Demarquay en 1881 puis 3 rue de la Perle en 1895.

Au mariage de son frère en 1885, il signe comme témoin, il est orfèvre, encore domicilié chez ses parents.

Donc sa formation d'orfèvre s'est faite entre 1877 et 1885, mais où ? chez qui ?
La plupart débutaient en apprentissage puis ils étaient ensuite ouvriers pendant un certain nombre d'années avant de s'établir à leur compte.

En 1893, il est témoin au mariage de son cousin, toujours orfèvre, domicilié 12 rue Demarquay.

Sur le site du ministère de la culture / base Palissy, on trouve sa notice :
                        LAPPARRA Antoine, fabricant orfèvre
                        du 19 avril 1895 au 12 août 1902, 3 rue de la Perle
                        poinçon : un rat, initiales A.L.

 

                                       

Dans le Bottin Didot ( bottin commercial), il est, en effet, répertorié rue de la Perle de 1896 à 1899 sous le nom LAPPARRA A. ; il n'est répertorié au 157 rue de Temple qu'à partir de l'année 1900 sous le nom
                                               LAPPARRA ( A.) et Cie orfèvres.

Avant cette date à cette adresse il y a l'enseigne LAGRIFFOUL ( Vve) couverts et orfèvrerie.
En 1900, les deux enseignes cohabitent. En consultant les annuaires téléphoniques, on constate qu'elles cohabiteront jusqu'au moins 1960 ! Cette année-là, il y a même, au même endroit, un troisième fabricant d'orfèvrerie - la Sté Française d'Orfèvrerie. (L'enseigne LAGRIFFOUL disparaît en 1978.)
Il n'y a pas de Bottin pour l'année 1901. Dans celui de 1902, l'enseigne est devenue

                                               LAPPARRA ET GABRIEL, orfèvres

Sur le site du ministère de la culture / base Palissy, on trouve la notice suivante :
                        LAPPARRA & GABRIEL, fabricant orfèvre
                        du 12 août 1902 au 26 décembre 1923, 157 rue du Temple
                        poinçon : un rat, initiales L.&G.
                                              
                                              

Le registre du commerce a été institué par la loi du 18 mars 1919. Toute société doit se faire immatriculer au greffe du tribunal.
Le 1er janvier 1919, au Greffe du Tribunal de commerce, est enregistrée la formation, pour une durée de 10 ans, de la Sté LAPPARRA ET GABRIEL, (c'est à dire Henri LAPPARRA et Georges GABRIEL ), ayant pour objet l'exploitation d'une fabrique d'orfèvrerie, société en nom collectif au capital social de 140 000 F. La société est dissoute le 28 janvier 1924.

Henri était le neveu d'Antoine, fils de son frère aîné, (° 14.10.1891 au Perreux + 29.2.1988 à Cenac-et-Saint- Julien ( Dordogne)

Sur le site du ministère de la culture / base Palissy, on trouve la notice suivante :
                        Henri LAPPARRA, fabricant orfèvre, 
                        à partir du 27 décembre 1923
                        poinçon : un rat, initiales H.L.

Voici 2 annonces datant de 1920 et 1934 trouvées dans les Bottin Didot par professions :

 

                                                                                                     

                                              

 

Cette vitrine de boutique LAPPARRA répertoriée dans la base Mémoire du Ministère de la Culture n'est pas celle de la boutique de la rue du Temple comme on aurait pu le penser. C'est une "boutique de présentation" (un stand) construite spécialement pour l'Exposition de la Décoration Contemporaine qui s'est tenue à Paris en 1931.
Il avait été demandé aux élèves des écoles Boulle et des Arts Décoratifs de proposer des projets sur le thème "la boutique de luxe". Parmi les réalisations retenues se trouve celle-ci, du décorateur Thery.
                                  
           
Ces objets d'orfèvrerie créés par Henri Lapparra sont dans ce même style Art Nouveau. Leurs formes sont en harmonie avec les meubles de l'époque ; on recherchait des surfaces nettes, sans excentricités.

 

                             

                                              

                                                

 

Les revues d'art publiées dans ces années-là regorgent de louanges sur les réalisations de Monsieur Lapparra : " Cet orfèvre se plait à accorder les lignes et à marier les différentes matières. On ne se borne pas, chez M. Lapparra à concevoir les modèles, l'exécution s'y accomplit aussi avec le même soin, le même souci de perfection, depuis le dessinateur jusqu'à l'ouvrier. L'artisan retrouve sa place auprès de l'artiste." - " On retrouve dans ses productions la recherche de proportions dans les surfaces, cette élégance harmonieuse des lignes, cette richesse décorative qui réside dans les seuls arrangements des droites et des courbes ..." 

 

La maison LAPPARRA a été reprise par les frères SOUCHE en 1960 ( 30.4.1960) sous le nom de
SOUCHE-LAPPARRA

Elle reprend le nom LAPPARRA en 1999 avec Olivier Gaube du Gers comme PDG.

 

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